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La Fédération perçoit une augmentation des propos racistes depuis 2020. Elle lance donc cette ligne d’écoute pour appuyer les personnes qui vivent du racisme.

Il s’agit en fait d’une boîte vocale. La personne qui a besoin de soutien y décrit en bref la situation de racisme qu’elle vit. Puis, un ou une bénévole formé la rappelle et demande si c’est le bon moment pour discuter de la situation. Le ou la bénévole ne révélera pas d’information à une autre personne tant qu’elle n’aura pas reçu l’autorisation de la personne victime de racisme.

La ligne d’écoute est ouverte à toutes et à tous, pas seulement aux gens avec la résidence permanente.

Plusieurs appuis sont possibles pour les personnes accompagnées. En général, la personne bénévole peut diriger la victime vers du soutien psychosocial, de la médiation culturelle et de l’aide juridique.

Si la situation est vécue spécifiquement dans le domaine de la santé et des services sociaux, la Fédération peut assister autant les employés que les bénéficiaires vivant du racisme.

La Fédération peut également soutenir quelqu’un qui vit du racisme au travail ou dans sa recherche d’emploi. Et finalement, le service est aussi adapté pour le racisme vécu en milieu scolaire.

Il n’est pas obligatoire d’être la victime de la situation de racisme pour appeler. « On ne veut pas qu’une personne reste dans le silence. Si une personne est témoin d’une situation [et qu’elle] ne sait pas comment aider son ami ou son collègue [elle] peut nous appeler », explique Michèle Laliberté, coordonnatrice du projet.

Mme Laliberté, qui offre de la formation depuis 25 ans, a formé les bénévoles de la ligne d’écoute. Elle les rend disponibles seulement quand elle sent qu’ils sont prêts à écouter les victimes de racisme. Les bénévoles ont également « des rencontres mensuelles, du suivi, du coaching individuel et de la formation continue », ajoute la coordonnatrice.

« On a des gens des communautés culturelles, on a des intervenants, on a des Québécois autant que des personnes immigrantes », indique Mme Laliberté. Pour l’instant, huit bénévoles sont prêts à faire de l’écoute, sur une première cohorte de douze. « Le profil, c’est d’être à l’aise à l’écoute [car] le but est d’écouter et de référencer », explique la coordonnatrice.

Une personne qui vit du racisme ou qui en est témoin peut joindre la ligne d’écoute au 819 823-0841, poste 2.

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